Profiter de mes enfants au quotidien : ma priorité

Profiter de mes enfants au quotidien : ma priorité

Au quotidien, je saute d’une activité à une autre, dans une hyperactivité frénétique.

Je me lève, un peu de sport, une petite douche, lever les enfants, les habiller rapidement, les nourrir un peu, me dire qu’il faudrait que j’aille faire les courses, les emmener à l’école, emmener le bébé chez sa nounou, un peu de rangement, préparer un thé, répondre à quelques mails, écrire un article, répondre à quelques questions, faire un peu de compta, éteindre un petit incendie virtuel, mettre en place une procédure pour éviter que ça ne se reproduise, avancer un peu sur un projet important, tiens faudrait que j’aille aux toilettes, répondre à quelques mails, écrire un autre article, mince un gros bug, trouver une solution à un problème urgent, faut vraiment que j’aille aux toilettes, pfff toujours pas fini ces mails, un petit tour sur Facebook, bon ok je vais aux toilettes juste après ce message, encore quelques mails, une photo à retoucher, une conversation virtuelle, une bannière à mettre en ligne, oh merde c’est déjà l’heure de la sortie des classes, passer enfin aux toilettes, courir chercher les enfants, être en retard comme d’habitude, ouvrir le placard en espérant y trouver un goûter, me dire qu’il faut vraiment que j’aille faire les courses, répondre à quelques mails, gérer un conflit entre frère et soeur, répondre à une question existentielle sur un Pokemon, tenter de répondre aux derniers mails mais faire un tour sur Facebook à la place, ah merde c’est déjà l’heure d’aller chercher le bébé, courir chercher le bébé, écouter la nounou me dire qu’il lui manque des couches, me dire qu’il faut vraiment que j’aille faire les courses, rentrer en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire à manger, me dire que c’est décidé demain je fais les courses, ranger le goûter, trouver des restes au fond du congélo pour éviter de me rabattre sur des pâtes, me dire que vraiment faudrait que je fasse les courses pour de vrai demain, préparer à manger, faire manger les enfants, écouter les grands se plaindre parce qu’ils voulaient des pâtes, baigner les petites, demander au cadet de se doucher, coucher les petites, demander au cadet de se doucher, remonter un verre d’eau pour les petites, crier sur le cadet de vraiment aller se doucher maintenant ça suffit, dire au grand qu’il faut arrêter le piano maintenant les petites aimeraient dormir, remonter dire aux petites qu’il faut faire dodo maintenant ça suffit, déléguer l’ensemble à mon mari qui vient de rentrer, retourner à mon bureau pour finir l’article de demain, faire un tour sur Facebook, boire un thé avec mon mari qui a enfin couché tout le monde, lire un peu, m’endormir en me disant que j’aurais dû me coucher plus tôt. Et tout recommencer le lendemain.

Au quotidien cela me semble normal. Une course évidente. Habituelle.

Et puis les vacances arrivent.

Je mets un message d’absence sur mes mails. Je préviens mon équipe que je serai plus ou moins déconnectée. Les blogs sont en mode « best of ».

Et je me pose.

Je m’assieds dans le salon avec une tasse de thé et je contemple mes enfants.

Je regarde jouer mes filles, qui se chamaillent puis s’entraident tour à tour, évoluant dans leur monde imaginaire.

J’observe mon cadet, absorbé dans sa lecture et aux prises avec des aventures si fantastiques qu’on peut les lire sur son visage.

J’écoute mon aîné jouer du piano, émerveillée qu’il sache faire si bien ce dont je suis incapable.

Et à chaque fois, la même pensée : pourquoi est-ce que je ne fais pas ça plus souvent ?

Alors c’est ça, ma résolution pour l’année : contempler mes enfants 15 minutes par jour. (J’ai failli écrire 30, mais je sens que ce serait trop ambitieux et que je risque de ne pas m’y tenir. Restons raisonnable pour commencer.) Chaque jour, quand je rentre avec le bébé, je prendrai 15 minutes pour me poser dans le salon.

Juste contempler mes enfants. Eux pour qui je fais tout ça. Eux qui sont mon moteur principal. Eux que j’aime si fort.

Eux qui grandissent si vite et qui demain ne seront plus là.

Et toi, comment tu fais pour avoir l’impression de ne pas passer à côté de tes enfants ? Un rituel que tu as mis en place ? Raconte !

par Anne D. rédactrice web et blogueuse professionnelle

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